La Prière de la Sérénité

J’ai beau être agnostique, je ne me ferme pas pour autant aux religions. Je pense qu’il y a du bon partout et qu’il faut savoir le prendre là où on le trouve. Il y a plusieurs années, alors que j’accompagnais un ami à une réunion de Narcotiques Anonymes à Montréal, l’intervenant a invité les participants à réciter la Prière de la Sérénité.

« Dieu,donne-nous la grâce
d’accepter avec sérénité
les choses qui ne peuvent être changées,
le courage de changer celles qui devraient l’être,
et la sagesse d’en connaître la différence. »

 – Auteur incertain –

Cette prière a été une immense révélation pour moi car elle apporte d’importantes clés pour acquérir une certaine tranquillité d’esprit.

Accepter les choses qui ne peuvent être changées

Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’est pas quelque chose qui est inné chez nous, français. Je crois que notre culture et notre Histoire contestataires et révolutionnaires nous poussent justement à toujours être en opposition, même avec les aléas de la vie. Pourtant, il s’avère que, souvent, nous n’avons aucun pouvoir sur certains évènements ou situation de la Vie. Dès lors, nous pouvons gaspiller de l’énergie à ruminer, nous insurger ou nous énerver contre ce qui nous arrive. Nous pouvons aussi tout simplement accepter les faits et utiliser le temps et l’énergie ainsi économisés à régler des choses qui pourront l’être.

Avoir le courage de changer ce que l’on peut changer

Il y a des situations, des mésaventures et d’autres aléas de la vie contre lesquels nous ne pouvons rien, comme la météo, par exemple. Par contre, il y a des choses que nous pouvons affronter et résoudre. Cependant, affronter ce genre d’enjeux peut nécessiter beaucoup de force et de courage. Rien que de prendre la décision de régler une problématique nécessite souvent beaucoup plus de courage qu’on pourrait le croire. Ensuite, il faut mobiliser toutes nos énergies pour passer à la mise en oeuvre. Le simple fait de savoir tout cela peut justement dissuader d’agir.

Avoir la sagesse de faire la différence

C’est le point le plus important. Savoir à quel moment on doit s’appliquer à résoudre une situation et à quel moment il faut savoir abandonner. L’une des conditions sine qua none, d’après moi, est de connaitre ses limites (voir « Un peu de mécanique » et « Une voie qui mène à soi-même ») et donc ses capacités. Cela nous permet de jauger une grande partie des évènements de la vie de tous les jours par rapport à nous même. A partir de là, on peut décider soit d’agir, soit de renoncer. Mais le plus judicieux, pour moi, reste d’essayer quoiqu’il advienne, et de s’arrêter dès que l’on sent que notre capacité d’intervention est atteinte. Cela rend l’acceptation plus facile tout en ne supportant pas la frustration du doute de ne rien avoir tenté.

Cette prière reste, à mes yeux, une référence pour se motiver dans les situations difficiles. Je ne prends pas vraiment en compte l’aspect incantatoire, mais plutôt le message dans les mots.

A propos de l’auteur : L’auteur de la prière ne semble pas faire consensus. On trouve plusieurs références (celle qui revient le plus est de le Dr. Reinold Niehbur). Du peu de recherches que j’ai faite, les premières apparitioons de cette prières datent du XXè siècle. Après , on peut bien tergiverser pendant des siècles sur qui et quand la dite en premier. Néanmoins, il faut peut-être avoir la sagesse de reconnaitre que nous ne sommes pas en mesure de le savoir précisément et d’accepter cet écrit en l’état afin qu’il continue à nous montrer la voie.

2 Comments

  1. […] j’en parle dans l’article sur la Prière de la Sérénité , accepter notre impuissance face à certaines situations peut nous permettre d’avancer. En […]

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  2. […] savoir accepter que beaucoup de choses ne sont pas et ne vont pas comme nous le voudrions (cf. la « Prière de la Sérénité »). Tout le monde n’est pas comme nous, et heureusement d’ailleurs, ce serait la […]

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