Les limites

D’après moi, lorsqu’on est dans une démarche de mieux être, l’exploration de nos limites est l’une des premières étapes à parcourir. Les limites sont une forme de base et nous permettent de savoir ce que l’on peut faire et ne pas faire pour être au mieux de nous-même. J’ai déjà abordé, succinctement, le sujet dans l’article  » un peu de mécanique « .

Les connaître

Identifier nos limites pour la première fois est un travail d’intropection de longue haleine, une sorte d’état des lieux de notre personne. Cela nécessite de s’explorer en profondeur tout en s’écoutant en toute objectivité et sincérité. Il est intéressant de se poser toutes les questions possibles et inimaginables et de tenter d’y répondre. Parmi ces questions, on peut trouver :

  • Qu’est ce je peux faire et ne pas faire?
  • Qu’est ce que je veux faire et ne pas faire?
  • Qu’est ce que j’aime et n’aime pas?
  • Qu’est ce que j’aime faire et ne pas faire?
  • Qu’est ce que n’aime pas qu’on me fasse?
  • Qu’est ce qui peut me blesser (physiquement)?
  • Qu’est ce qui peut me vexer ou me contrarier?
  • etc.

On peut aussi poser des questions à notre entourage proche, ils ont parfois des réponses que nous sommes incapables d’envisager. En fait, utilisez tous les moyens que vous pourrez trouver.

Leur nature

Les limites sont de différentes natures. In fine, l’idéal est d’en faire une liste écrite. Voici quelques exemples de limites. La liste est bien plus vaste que ça et dépend de chacun.

  • Limites physiques : blessures, maladie aigüe, handicap, état de santé général etc.
  • Limites cognitives : performances scolaires, connaissance(s), sentiments etc.
  • Limites émotionnelles et sentimentales : colère, peur, joie, tristesse etc.
  • Limite culturelles : croyances et valeurs religieuses, croyances et valeurs culturelles, croyances personnelles, convictions etc.
  • Limites psychologiques : valeurs et principes personnels, maladie mentale (chronique ou aigüe), motivation, résilience mentale, fatigue mentale (chronique ou passagère) etc.

Leur valeur

Identifier nos limites et une chose, encore faut il en connaître la dimension, l’amplitude, la valeur. On peut les ajouter en face de la liste précédemment établie.

  • Limites physiques : pouvoir courir 20 min non-stop, ne pas pouvoir lever une charge de plus de 15kg etc.
  • Limites cognitives : être bon en maths, moyen en langue, mauvais en sciences, avoir une grande culture générale, avoir une faible culture scientifique ou technique etc.
  • Limites émotionnelles et sentimentales : je me mets facilement en colère, je maitrise bien ma peur, j’exprime plus ou moins facilement ma joie
  • limites culturelles : être ouvert ou fermé aux autres cultures et religions etc.
  • Limites psychologiques : être plus ou moins dépressif (influence sur les relations sociales etc.), être résilient mais pas au delà d’un certain degré,

Les respecter

Connaître ses limites est une chose, encore faut il les respecter. Ne pas le faire revient à se mettre en danger en s’épuisant physiquement ou mentalement. Aller au delà de ses limites de manière déraisonnée peut aussi mener à des échecs, contrariétés et frustrations repétés. Il est important de mettre en place de stratégies au travers de moyens divers comme la programmation neuro-linguistique, la communication non-violente, l’intelligence émotionnelle, l’activité physique, la prise en charge de notre santé , qu’elle soit mentale ou physique etc.

Par exemple, lorsqu’on fait du sport et qu’on sent une douleur anormale et intense, la meilleure chose à faire est de s’arrêter (certains sportifs aimant pousser au delà de ce signal). La chose à faire est peut-être de s’arrêter pour faire le point , s’assurer que tout va bien, calmer la douleur et reprendre progressivement ou reporter la suite à plus tard.

Sinon, supposons que vous êtes hyperacousique (sensibilité exagérée au bruit). Si on vous propose de sortir dans un endroit bruyant, vous irez, mais vous vous en irez dès que le son devient trop envahissant pour votre tête.

Respecter ses limites, c’est se respecter soi. C’est aussi éviter de se causer du tord en allant trop loin. Enfin, c’est apprendre à écouter et tenir compte de ce que notre corps et notre esprit peuvent nous communiquer.

Les faire respecter

Parfois, nous dépassons nos limites au point de nous causer du tort à nous même, du fait des autres. Cela peut-être parce qu’on veut faire plaisir à un proche, qu’on subit une agression d’une nature quelconque, qu’on nous pousse à atteindre des objectifs professionnels, qu’on nous contraint à faire des choses qui vont à notre propre encontre.

Il me parait vital de savoir exprimer à notre entourage proche et aux autres les frontières qu’ils ne doivent pas dépasser. En gestion des émotions, j’ai appris à savoir placer plusieurs avertissements (en général deux, ou trois) de manière claire et progressive. La communication non-violente est une excellente façon de communiquer ses avertissements.

Prenons un exemple : vous êtes au travail et on vous demande de faire du temps supplémentaire. Vous pouvez le faire ce jour là, mais en temps normal vous avez des impératifs qui ne vous le permettrez pas. Le plus sage est d’accepter tout en précisant clairement que c’est exceptionnel et que vous ne pourrez pas le faire souvent. Le mieux est de ne pas attendre que les habitudes autres s’installent.

Autre exemple: Vous êtes invités à une fête des amis, mais vous ne voulez pas rester trop tard pour pouvoir vous reposer. L’idéal est de signaler que vous partirez vers 23h00 au moment de la confirmation de votre venue. Ensuite, si au moment de partir on tente de vous retenir (expérience vécue), il est important de savoir être assertif , c’est à dire affirmé, ferme, et non-agressif. « Merci pour la soirée, mais j’ai clairement dit que je devais partir à 23h, je vous prie de respecter mon choix et ne pas insister. » Dans ce cas, il y a plusieurs limites qui pourraient être franchies: celle du manque de sommeil, mais aussi le non-respect de votre choix de vous coucher-tôt ainsi que la contrainte (à la fois amicale et sociale) de vous retenir.

Les réévaluer et les repousser

Comme pour beaucoup de chose en développement personnel, prendre conscience de ses limites n’est qu’une base. Il est nécessaire de les réévaluer régulièrement car le monde change et nous changeons avec lui, aussi subtil que cela puisse être. On peut-être surpris de voir qu’on est moins tolérant à certaines choses et plus ouvert à d’autres. C’est aussi l’occasion d’essayer de les repousser pour s’améliorer et être une meilleure version de nous-même.

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