Name ‘Em Whatever You Want – part 1 –

Surdoués, Enfants Intellectuellements Précoces (EIP), Adultes à Haut Potentiel Intellectuel (AHPI), Zèbres et maintenant, Philo-Cognitifs. Autant de noms pour définir un même phénomène : les gens ayant un Quotient Intellectuel supérieur à 130 sur l’échelle d’intelligence de Wechsler. Depuis une dizaine d’années, on en entend de plus en plus parler. Ils sont – ou plutôt les comportements et affects qui les décrivent – sont sortis de l’ombre. Les blogs (comme celui-ci), les chaines YouTube, les conférences, les groupes Facebook et bien d’autres pullulent. Des chercheurs, mènent des campagnes de recherche fondamentale pour mieux les comprendre et les identifier. Et pourtant, aucun de tous ces termes cités plus tôt ne semble entièrement convenir

Après tout, ce sont des humains.

La première raison possible est peut-être toute simple : ce sont des humains, des gens comme les autres, en fait, avec certains comportements et fonctionnements différents. Ils éprouvent et vivent certainement les mêmes émotions et sentiments que monsieur tout le monde, mais en en ayant une conscience plus développée, ils les vivent de manières plus intense et précise. Ou alors, peut-être n’est-il tout bonnement pas possible de les définir avec un seul mot car leur diversité en tant que +130 de QI est aussi pléthorique que pour les quatre-vingt dix huit autres pourcent de l’Humanité.

Qu’est ce que l’intelligence?

Très bonne question. Il n’y a pas de définition universelle ni qui fasse consensus d’un point de vue scientifique ou culturel. Howard Gardner a présenté en 1983 dans « Frame of mind » le concept d’intelligences multiples. Je trouve que cela fait beaucoup de sens, mais j’ai croisé des étudiants en psycho qui jugent que cette conception n’est pas pertinente et d’autres qui la trouvent passionnante.

Il y a l’influence culturelle aussi. D’un pays et d’une culture à l’autre, l’intelligence n’a pas la même définition. Par exemple, en France, il semble que pour beaucoup, l’intelligence soit liée à la culture et la connaissance. Or, est-ce que le savoir est vraiment une forme d’intelligence ou est ce que n’importe qui est capable d’enregistrer des informations comme un singe savant pour ensuite les recracher comme un perroquet le moment venu car il aura reçu le bon signal pour le faire? 

Comment les appeler alors?

Alors finalement, comment attribuer un nom à des gens dont la principale caractéristique identifiée n’est justement pas clairement définie et reconnue? Et si on appelait les +130 de QI, tout bonnement, des personnes, des gens, des humains ou tout simplement par leur prénom? Je pense que je vais les appeler Name ‘Em Whatever You Want : « Appelez-les comme vous voulez. » 

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